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Dernière mise à jour : 24/12/11
Construire l’Eglise ensemble, un chemin d’Avent
Nous voici entrés dans le temps liturgique de l’Avent où chaque soir, de nombreux enfants vont ouvrir une fenêtre de son calendrier pour recevoir, aujourd’hui, le plus souvent une friandise ou un petit jouet. Rarement sont ceux qui découvriront un verset biblique ou un itinéraire méditatif les menant jusqu’à Noël. Et nous, adultes que voulons-nous discerner pour notre Eglise, derrière les volets d’un calendrier de L’Avent symbolique ? Il nous faut d’abord nous ancrer dans notre vocation de chrétiens et notre mission d’Eglise, ne pas vouloir nous enfermer dans une structure d’« avant », bâtie au début du XXe siècle : une paroisse, un clocher, un pasteur. Cette forme d’Eglise a vocation d’évoluer avec plus ou moins d’enthousiasme. Cette adaptation est nécessaire pour que notre témoignage reste entendu dans la société contemporaine. « Le Seigneur donne à son Eglise les ministres dont elle a besoin ». Cette conviction doit entraîner à une démarche audacieuse et fidèle à la vocation résumée par ces trois verbes : célébrer, témoigner et servir. Pour autant Dieu nous donne de vivre dans le monde, un monde où les pasteurs et leur famille doivent manger, où le climat exige de chauffer les locaux, où les distances pèsent lourd dans les agendas et les frais. Le synode a pris des orientations précises pour les Eglises locales et les ministres. On ne peut plus laisser des Eglises dans l’attente sans fin d’un pasteur (deux, trois ans voire plus), on ne peut, non plus, dépenser l’argent non reçu. L’orientation décidée concerne toutes les Eglises, grandes ou petites, rurales ou citadines, nouvelles ou historiques, toutes sont appelées à évoluer pour vivre aujourd’hui l’espérance de l’Evangile, toutes sont appelées à la solidarité, à donner et à recevoir, à sortir de leurs temples pour témoigner de l’amour de Dieu. Cette audace doit se conjuguer avec la fidélité au Seigneur, avec la disponibilité pour répondre à ses appels et pour recevoir ces promesses. Laissant le rêve d’une Eglise idéale, débarrassée des réalités et pesanteurs humaines ou au contraire esclave du passé ou des contraintes, nous serons conduits par la fidélité à l’Evangile et non par celle aux souvenirs ou aux vieilles pierres, par l’écoute de la Parole de Dieu et non par les soucis matériels, par l’attention à tous ceux qui nous entourent et non par la crainte d’être dérangé, par l’espérance d’une vie renouvelées et non par la peur du changement et des renoncements. Oui, que l’Esprit souffle sur nous et nous donne sagesse et courage. Qu’il nous permette de nous écouter et de construire ensemble l’Eglise pour notre temps. Pierre GROSSEIN
Françoise PERRIER-ARGAUD, largement inspirée par le message oral du président du conseil régional.
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