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ECHOS DU SYNODE REGIONAL PAR LES DELEGUES

 

Au cours de ce synode 2007 à VOGÜE les 10, 11 et 12 novembre 2007, sur « La Transmission.

 

Celui de Centre-Alpes-Rhône, qui a regroupé à Vögue en Ardèche les 10, 11 et 12 novembre, les pasteurs et délégués des églises de quinze départements (dont ceux de la région Rhône-Alpes, a choisi de s’intéresser à la transmission de l’Evangile, comme cinq autres départements ! C’est dire que la question préoccupe dans une société de plus en plus laïcisée.

 

A distinguer :

-I- la transmission interne qui s’effectue de génération en génération au sein

du noyau familial, ou par les vertus de la catéchèse,

la transmission externe qui touche des personnes n’ayant pas de lien

avec l’Eglise.

 

Pour la première, force est de constater qu’elle «est réelle mais ne s’opère plus comme il y a quelques générations, elle ne fonctionne que médiocrement», indique le président Pierre Grossein.

«Nous ne sommes plus la même église qu’en 1950» souligne Alain Arnoux, animateur régional en évangélisation, l’un des trois rapporteurs de ce dossier, qui fait remonter la rupture à mai 1968. Ceux qui sont actuellement les enfants des «révoltés» sont donc démunis pour enseigner à leurs propres enfants.

Lorsque la tâche est confiée à l’école biblique d’une paroisse réformée, les pasteurs et moniteurs sont quelque peu déstabilisés. Ainsi Nicole Fabre, également rapporteuse, relève qu’elle se trouve confrontée à des outils catéchèses inadaptés pour ces enfants, qui arrivent souvent totalement ignares.

 

«Dieu peut agir à travers nous, sans nous, malgré nous».

Malgré nous semble être l’expression qui convient pour expliquer que l’Eglise Réformée parvienne à intéresser des personnes qui n’ont pas été éduquées dans son giron. C’est l’avis du président et des rapporteurs qui constatent que sans action «d’évangélisation agressive», les réformés voient de nouveaux bataillons de chrétiens rallier leur église, au point que les pertes opérationnelles en sont plus que compensées, puisque le constat est le suivant : «il y a plus de monde dans les temples qu’il y a trente ans»… car l’érosion concerne surtout les bastions protestants.

De plus ces recrues occupent des responsabilités, au premier rang desquelles celles de pasteurs. Aujourd’hui, la moitié des effectifs en formation à la faculté ne sont pas d’origine protestante, constate le président Pierre Grossein. L’importante proportion de conseillers presbytéraux dans le même cas est aussi édifiante.

 

«MAUVAISE PASSE FINANCIERE». Le président Pierre Grossein, après avoir évoqué «l’héritage à transmettre» a indiqué : «L’Evangile est gratuit, mais l’Eglise a des coûts». Et d’ajouter : «L’argent est indispensable à l’Eglise comme à tout institution». Or, fait-il remarquer, «notre situation budgétaire, sans être cessation de paiement, est devenue depuis quatre ans très préoccupante et il faut saisir le problème à bras le corps», une situation conjoncturelle, comme en ont vécu un temps d’autres instances régionales de l’Eglise Réformée.

«Depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, on oscille entre une gentille stabilité et le sentiment qu’on va disparaître dans les vingt ans à venir» résume Pierre Grossein. Il ajoute «la boutique tient la route». On ne vit que du don des fidèles. Mais nous avons dû puiser dans quelques réserves». Il remarque que les paroissiens, quinquas ou sexagénaires sont les meilleurs donateurs et que, s’il y a moins d’offrandes, les montants sont plus importants. Ce qui met la moyenne nationale de don entre 400 et 500 euros par foyer participant au sein de l’Eglise Réformée.

 

Extrait d’un article du Dauphiné

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Danielle ROCHE et Patrick BOYER ont été les 2 délégués (puisqu’il n’y a pas de pasteur) qui ont participé à la vie de ce synode.

J’ai envie de rajouter que:

 

Les paroisses locales sont invitées à fêter " un temps pour la création " dans leur année liturgique (entre le 1er septembre et le 4 octobre) mais aussi "à mener une réflexion sur (leur) fonctionnement et (leur) organisation quant à (leur) impact environnemental".

Sont cités des chantiers très concrets :
  réduire la "production de déchets et en faisant, chaque fois que possible, le choix de matériaux pouvant être recyclés"
  faire "en son sein la promotion des modes de transports collectifs".
  "favoriser les projets de construction ou de rénovation des bâtiments entrant dans une démarche permettant l’augmentation de son autonomie énergétique", certains synodes précisant que cela pouvait se faire notamment par "l’utilisation des énergies renouvelables" ou par « l’isolation thermique »

Et enfin, il a été joint dans le dossier de chaque membre du synode une jolie feuille d’arbre en papier soigneusement découpée. Un arbre dénudé a été placé à côté du podium. Chacun a pu écrire au dos de cette feuille pour  transmettre un message ou une prière personnelle pour préserver notre environnement. Grâce au Seigneur et à tous les membres, l’arbre a repris vie.

                                                           

                        

Patrick Boyer

© 2008